Archives pour l'étiquette Carmen

Bloc 5 Story (extraits)


Durée : 12’13

Un an et demi après sa sortie et bien des péripéties plus tard, « Bloc 5 Story » a reçu le 1er prix de l’édition 2013 du Festival International des Télévisions locales de Košice en Slovaquie. Voici un extrait sous-titré du film.

Éducation aux médias, Lycée Madeleine Michelis

Voici deux des productions Issues des ateliers d’éducation aux médias menés avec une classe de 1ère L du Lycée Madeleine Michelis à Amiens. Le projet s’est d »roulé sur 6 mois, les élèves ont été formés aux techniques de réalisation de reportages. Nous vous présentons ici le travail de deux groupes, le premier a travaillé à la réalisation d’un film le seond a choisis de réaliser une séquence radiophonique. Toutes les autres productions sont visibles sous l’onglet « Education aux médias »

Les coulisses d’un spectacle au Cirque Jules Verne

Durée : 6’16 Le projet initial de ce groupe était de réaliser un reportage sur les coulisses du cirque Jules Verne à Amiens. Lors du repérage, le groupe s’est retrouvé au milieu des répétitions d’un spectacle, ils ont décidé de saisir cette opportunité. les coulisses du cirque sont devenus les coulisses d’un spectacle. Merci à l’équipe du Cirque et à l’équipe de « Propositions Iconoclastes » pour leur accueil.

La fonction d’un député

Ce sujet radiophonique est le second réalisé par ce groupe après un reportage dans la salle des professeurs du Lycée, ils ont décidé d’enquêter sur la fonction et le rôle d’un député. Les élèves ont découvert que la radio ne souffre pas l’improvisation : écriture des textes, lancements, dérushage des interviews. Ce groupe a très vite compris la contrainte de travailler sans image pour illustrer les propos, ils ont réalisé un sujet bien maîtrisé, à vous de juger.

      la fonction d un depute 1

Durée : 9’50 Après l’indispensable étape de préparation de leur sujet (prise de rendez-vous, écriture de l’interivew…), les élèves sont partis à la rencontre de Barbara Pompili, députée de la 2ème circonscription de la Somme dans sa permanence locale. Merci à elle de leur avoir consacré du temps.

Goodyear – Juillet 2008

Durée : 6’05

A la veille de la Fête du travail nous choisissons de publier un film réalisé par l’association Carmen en 2008  sur le combat des salariés de Good-Year à Amiens. A l’heure du rejet très récent par la direction de l’usine du projet de SCOP porté par les salariés ce document prend une nouvelle dimension. Le choix fait par le réalisateur* y est de donner la parole à des ouvriers. Qu’ils aient cinq ans, dix ans, trente ans d’expérience l’inquiétude est la même. Au travers de ces mots c’est la peur de l’avenir et le refus d’admettre qu’aucune autre solution que le fameux 4×8 n’est envisageable. Les 4×8, c’est 48 heures de travail par semaine, c’est ce que les salariés de Dunlop ont accepté à contre coeur dans l’espoir de sauver leurs emplois. Jusque quand?

Samuel, Mickaël et Gérard racontaient déjà en 2008 la dégradation des relations sociales, l’outil de travail obsolète, une usine qui n’a pas été modernisée, aucun investissement depuis des années. Qu’est-ce qui a changé depuis 2008? Le bras de fer démarré à l’époque s’est  transformé dans le temps en guerre des nerfs absurde, orchestrée depuis l’autre côté de l’Atlantique. Ce combat est remarquable ne serait-ce que par sa durée, par la volonté restée intacte des salariés de refuser l’inacceptable.

* Juan Tisminetzky jeune professionnel catalan, a été accueilli durant 6 mois par l’association Carmen dans le cadre d’un programme d’échange européen. Comme tous les stagiaires de l’association, nous lui avons proposé de développer un projet personnel. Juan a choisi de s’intéresser aux luttes sociales en France et à leur spécificité.

Le JT agité des enfants

Le JT agité des enfants 6

Depuis la rentrée 2012, Carmen anime un atelier d’éducation aux médias avec les enfants de l’école Voltaire.«L’émission des enfants» a laissé place au «JT agité des enfants» en janvier 2013. Critiques de films, mini-fiction, les enfants ne manquent pas d’imagination. La critique de film est un exercice intéressant permettant aux enfants d’apprendre à regarder, critiquer, formuler une opinion, des compétences indispensables dans le cadre de l’éducation aux médias. Voici le dernier JT. Pour voir tous les JT rendez-vous dans la rubrique «Education aux médias».


Durée : 5’13

Suite des débats de La Place des habitants 2.

Samedi 6 octobre 2012 le débat portait sur l’éducation.
Avec Laurent Ott, éducateur spécialisé, ancien Instituteur et directeur de l’association Intermèdes-Robinson dans l’Essonne (91) et Marion Lepresle, 2ème adjoint au Maire à l’enfance, l’éducation et la restauration scolaire.

Laurent Ott, inspiré de la pédagogie Freinet, remet en question l’école française où l’on apprend aux enfants à se taire. Il nous donne un éclairage sur ce que devrait être la place des parents et la formation des enseignants et parle de son expérience à Longjumeau où il travaille dans la rue comme lieu public de productions et de créativité.

Célestin Freinet (1889-1966) développe avec un réseau d’instituteurs des techniques pédagogiques basées sur l’expression des enfants. Les écoles Freinet en France se comptent sur les doigts de la main, par contre de nombreux enseignants s’inspirent de ces méthodes. Ils sont regroupés au sein de l’ICEM, institut coopératif de l’école moderne et partagent leurs expériences dans des groupements départementaux.


Durée : 12’14

Suite des débats de La Place des habitants.

Suite des débats organisés en marge d’Invitations d’Artistes. Le 4 octobre 2012 la discussion portait sur le logement. Le débat a eu lieu au 23 rue Fafet dans les locaux du Cardan. Pour débattre avec les habitants du quartier, étaient réunis autour de la table : Barbara Allen, directrice de recherche au Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), Isabelle Graux, adjointe au logement et présidente de l’OPAC et Etienne Desjonqueres, adjoint à la démocratie locale et à la vie associative.
Au-delà de la question du logement, le débat s’est élargi rapidement aux conditions nécessaires à l’amélioration de la vie individuelle et collective des habitants du quartier. Ils ont une expertise sur ces questions et des projets de création d’espace de convivialité pour lesquels ils souhaitent être entendus !

Morceaux choisis.

Où l’on explique qu’habiter ne se résume pas à se loger.

Durée : 14’04

Suite des chroniques de Saad, 12 ans. Il habite le quartier avec sa famille et s’est passionné pour Invitation d’Artistes, une exposition des travaux réalisés toute l’année avec les habitants du quartier, installée Place des Habitants au 23 rue Fafet et des débats qui s’y sont déroulés.

Avec cette chronique, Saad donne un éclairage sur le contexte des débats et un résumé précis de la soirée autour de thème du logement !


Durée : 6’38

Entretien avec Marwan Mohammed (partie 3)


Durée : 4’50

« Après les 30 glorieuses, les 40 dépressives ».

Le troisième film que nous mettons en ligne s’intéresse à la question économique, cette question est pointée comme centrale dans les difficultés que rencontrent les habitants des quartiers dits populaires et les français en général : «fini les 30 glorieuses, on est dans les 40 dépressives».
Si on ajoute à cette question celles de l’éducation et de la discrimination alors c’est la triple peine pour ceux qui cumulent difficultés matérielles, décrochage scolaire et origine étrangère.
Où en est-on aujourd’hui à Fafet? Le quartier se vide avec la destruction des immeubles Brossolette, la réhabilitation à Fafet et à Calmette dont les habitants s’en vont le temps des travaux pour certains, définitivement pour d’autres.
Le quartier n’est pas vide pour autant, il y a ceux qui veulent rester, ceux qui n’ont pas le choix.

On fait quoi pour ceux qui restent?

Entretien avec Marwan Mohammed (partie 2)


Durée : 6’55

« La parole permet le conflit ».

Le parti-pris de Sylvie Coren pour la réalisation de B5S a été … de ne pas en avoir. Laisser venir les mots, les situations sans jugement de valeur, c’est ce que le film donne à voir et surtout à entendre. Encore faut-il vouloir entendre. Si pour Carmen cela va de soi, cela n’a pas été aussi simple pour une partie du public. Certaines paroles ont besoin d’être accompagnées, il faut quelque fois guider le spectateur pour l’aider à aller au delà du sens strict des mots, pour donner du sens et dépasser la peur qu’engendre certains discours.

Sans cette volonté d’écouter on ne peut espérer comprendre et ce qu’on ne comprend pas nous fait peur, c’est simple et c’est de ce terreau que se nourrissent les totalitarismes.

C’est ce que suggère MM quand il dit qu’en démocratie on ne peut imaginer avoir peur d’une parole;

C’est vrai la parole a ce pouvoir de faire peur, mais lorsqu’elle est libre elle est signe de démocratie.

Entretien avec Marwan Mohammed (partie 1)

« Bloc 5 story » est un film sorti en 2011. Il est le fruit de la  collaboration entre Carmen et les membres du groupe de rap du quartier Fafet : Bloc 5.

Ce documentaire s’attache à décrire le quotidien de ces jeunes, la place de la musique et plus globalement leur vie dans Le quartier.La diffusion de « Bloc 5 story » a provoqué diverses réactions dont certaines très négatives de la part d’institutions ou d’associations. Peu d’arguments ont été avancés pour motiver ces réactions ou bien des arguments ne permettant pas d’expliquer un tel rejet. Nous avons sollicité Marwan Mohammed, docteur en sociologie et chercheur au CNRS, il est l’auteur d’ouvrages comme « La formation des bandes»* et « Les sorties de délinquance »**. Nous lui avons demandé de nous aider à réfléchir aux réactions suscitées par « Bloc 5 story ».

Marwan Mohammed a visionné le film puis il est venu nous rencontrer en avril 2012. Après une visite du quartier Fafet et un échange avec des membres du groupe Bloc 5, il nous a accordé un entretien dans lequel il propose une analyse de la réalité que le film donne à voir et un éclairage sur les réactions qu’il a suscitées.

Au cours de l’entretien, Marwan Mohammed fait régulièrement référence à des séquences du film, dans un souci de clarté, nous avons intercalé les séquences auxquelles il fait allusion ou bien les situations qui illustrent les réflexions du sociologue.

La chronologie de l’entretien a été respectée, la première partie que nous mettons en ligne à pour titre « Lutter contre la mort sociale » et revient sur les thèmes centraux du film : la rue et le collectif. Trois autres parties seront mises en ligne prochainement.

* Paris, PUF, collection « le lien social », 2011. / ** Paris, La découverte collection « Recherches », 2012.


Durée : 8’26

« Lutter contre la mort sociale ».

Dans cette partie Marwan Mohammed propose quelques clés de lecture des images de « Bloc 5 Story » et trace les premières pistes permettant de comprendre les réactions provoquées par ce film.

Nuit Blanche 2012

Ce petit film en forme de carte postale restitue l’ambiance autour de l’installation proposée par Cardan, Carmen et La Forge, les acteurs de La Place des habitants, lors de la Nuit Blanche 2012.

Après quelques mois de collaboration avec les habitant à Fafet, Cardan Carmen et La Forge ont présenté une partie des travaux réalisés. Toute la soirée, des touristes mais surtout beaucoup d’Amiénois ont parcouru notre espace. Les visiteurs de La Nuit Blanche sont restés un certain temps à apprécier les œuvres présentées et à regarder les chroniques vidéo réalisées sur le quartier avec les habitants.

Trois postes informatiques équipés chacun de 2 casques audio, donnaient accès aux chroniques qui étaient organisées sous une forme interactive à partir d’une carte géographique du quartier et par thématiques. La forme et le contenu semblent avoir attiré les visiteurs. Les films ont suscité de nombreuses questions et des échanges avec le public. Etonnamment, les interrogations les plus courantes concernaient la situation géographique du quartier Fafet-Brossolette peu connue des habitants du centre ville. Les films présentés abordaient la vie du quartier et permettaient de le voir par le regard de ses habitants.

Cette soirée aura sans doute permis à plus d’une centaine de participants de mieux apprécier les ressources de ce quartier enclavé et surtout de redonner un visage et une place à ses habitants.